Les eaux du ciel

Et puis l’amour est mort, et toutes les eaux du ciel sont tombées sur la terre. Elles sont tombées sur ta tête aussi car tu ne voulais pas rentrer, tu restais dehors à l’air libre. Assis sur des marches en béton, à contempler la nuit et l’herbe mouillée à travers les volutes de fumée. Deux petits points rouges dans le noir, l’un la gorge serrée qui ne dit rien et l’autre qui serre ta main sans savoir quoi dire.

Alors vous ne dîtes rien, assis tous les deux sur ces marches en béton. Car l’amour est mort et les eaux du ciel ne tombent plus sur la terre mais elles tombent toujours sur ta tête. Encore aujourd’hui, tu as toujours un peu d’eau qui coule de ta nuque.

Depuis tu marches sous ta pluie, tu regardes l’autre qui marche à ta droite. Mais lui marche au soleil et à sa droite à lui, il y a quelqu’un. A ta gauche il n’y a personne, seulement l’orage et les nuages.
Tu ne sais même plus si tu détestes vraiment cette pluie, tu commences à t’y faire. Mais à chaque fois que tu regardes à ta droite, tu penses que le soleil, c’est mieux quand même…

La cime et la brise

Né au pied des montagnes, entre elles et les îles, la première bouffé d’air qu’il inspira fut pourtant marine : portés par le vent, les parfums salés et les remous des vagues. De chaque coté un horizon différent, entre l’air froid des montagnes et la brise du large.

La vie simple et heureuse : un père, une mère, une soeur, un chien… La vie simple et heureuse oui, sans rien pour la perturber puisqu’à l’écart des troubles du monde extérieur. Et pour seule folie passagère, les exploits racontés des guerriers : les batailles, le fer que l’on croise, la victoire que l’on rapporte chez soi…

Et toujours, ce déchirement entre les cimes et la brise ; entre les hauteurs et les profondeurs. Mais quand vient l’heure de partir, vient aussi celle de choisir…
Alors c’est la fortune qui tranche : pile ou face, en espérant que la pièce ne tombe pas sur la tranche, justement.

Pile, c’est la montagne. Face c’est la mer.

Pile.

Break up

Ouf ! Enfin les vacances. Je suis resté silencieux depuis une dizaine de jours, la faute aux rendus. Je suis maintenant en vacances pour deux semaines et ça fait du bien.

Le billet précédent concernait un rendu sur lequel je séchais complètement et où j’avais testé une méthode pour enfin trouver une idée. Je dois dire que ça a plutôt marché : j’ai trouvé mon idée, le dégradé de papier-calque. La réalisation était vraiment moche, j’ai fais ça comme un porc et l’idée en elle-même n’est pas du tout assez poussée mais je devais faire dans l’urgence. Je sais déjà que ce n’est pas sur ce sujet que je remonterai ma moyenne… (Mazzu, excuse-moi d’ailleurs, je n’ai pas vu ton commentaire ce soir-là et après je n’ai pas eu le temps de revenir vers Chat Rabia)

J’ai rendu mon final pour la Belle et la Bête mardi ! Lundi soir j’ai décidé de faire table rase de mes essais et recherches pour tout recommencer à zéro, et bien m’en a pris. J’étais dans une impasse avec le style graphique que j’avais choisi et celui vers lequel je me suis tourné a dépassé mes espérances. En noir et blanc, dans un style très simple se rapprochant de celui d’Anooki (un économiseur d’écran pour Mac), avec simplement quelques ombrages à l’encre de chine… J’étais vraiment très fier de moi et les commentaires de ceux qui ont vu mes images n’ont pas vraiment participé à dégonfler mon ego.
Je préfère ne pas trop m’avancer sur la note mais je suis déjà content d’avoir réussi à obtenir un final qui m’enthousiasme et qui enthousiasme autant. Ce n’est pas souvent !

Je réfléchis à récupérer un scanner d’occasion car ce n’est vraiment pas pratique de ne pas pouvoir scanner ce que je veux quand je veux. Il y a bien un scanner à LISAA mais je n’y pense pas toujours, j’ai autre chose à faire là-bas… J’ai aussi un scanner chez moi mais il n’a pas servi depuis longtemps et je n’arrive pas à le faire fonctionner. Alors je vais fouiner un peu, voir ce que je peux trouver.
Ce serait quand même mieux, je pourrais mettre plus d’images ici…

Je cherche un appart’ aussi ! On a vendu la maison, donc si tout va bien d’ici trois mois je suis chez moi. Si quelqu’un a un bon plan, je recherche :

  • un T2
  • dans le centre de Nantes (pas loin d’Hôtel Dieu ce serait parfait)
  • avec balcon
  • tramway à proximité (ligne 3 ce serait mignon tout plein)
  • pour moins de 400 euros
  • 100 balles et un mars

Oui bon, je rêve un peu… Ce que je recherche vraiment, c’est quelque chose à proximité d’Hôtel Dieu et qui reste raisonnable niveau loyer : entre 300 et 400 euros, jusqu’à 500 éventuellement mais c’est peu probable que je puisse me permettre. (et si y a un balcon c’est vraiment super…)

Je vais essayer de profiter de mes vacances pour dessiner un peu pour moi et travailler un peu la théorie… Je galère un peu en cours de nu et en dessin d’extérieur, la perspective c’est pas mon truc. Je vais aussi aller au muséum d’histoire naturelle de Nantes, il y a beaucoup d’animaux naturalisés et je voudrais bien en dessiner quelques un. J’ai déjà fais un ara, je le mettrai ici dès qu’il sera scanné !

Work In Progress

Je devrais être en train de travailler. Mais travailler à quoi ? C’est bien là le problème : je dois rendre un travail demain à 16h30 et je n’ai absolument au-cu-ne idée. « Empreintes du temps », mais je préférerais l’empreinte de mon corps sur mon lit en fait. Alors, puisque je ne sais pas quoi faire et que les débats sur Facebook avec mon frère ne me font pas vraiment avancer (aussi intéressants soit-ils), je vais tenter une petite expérience.
Au lieu de tourner en rond dans ma chambre en agitant les bras avec le fol espoir que ça brassera quelques idées, je vais poser ma pensée ici, au fur et à mesure qu’elle se construit. Avec un peu de chance, je finirai peut-être par trouver quelque chose…

D’abord, observer le sujet.
Empreintes du temps : traduire plastiquement (en deux dimensions) le passage du temps. Prendre conscience du fait que l’expression à travers une œuvre d’une notion abstraite telle que le passage du temps, peut relever du processus même de la réalisation de l’œuvre, des moyens employés.
Ouiii… Donc en fait, il ne s’agit pas d’illustrer le passage du temps mais que la manière même dont je vais réaliser mon projet traduise ce passage. Par exemple, un artiste avait fait un feu dans une bibliothèque puis enlevé les rayonnages ; restait la silhouette des livres, incroyablement détaillée. C’est en gros ce qu’il faut faire si je comprends bien.

Alors comme je ne vais pas risquer de faire partir ma maison en flammes, je vais essayer de trouver quelque chose de plus modeste. D’abord, qu’est-ce que le temps exactement ? Comment définir le temps ?
D’après le Larousse (2001, oui mais bon, ça n’a pas dû beaucoup changer depuis) :

Durée dans laquelle se succèdent les évènements, les jours, les nuits, etc.

Mouais bon, on s’en fout.
D’après Wikipédia :

Le temps est un concept développé par l’être humain pour appréhender le changement dans le monde.

C’est déjà plus intéressant. Ça parle de concept, d’être humain mais surtout de moyen d’appréhender quelque chose et de changement. Bon, c’est vrai qu’il n’y avait pas vraiment besoin d’aller voir sur Wikipédia pour trouver le changement, mais bon.
Un moyen d’appréhender le changement, ça peut être une bonne piste : comment constate-t-on le changement ? Par la détérioration souvent, par la disparition ; ce qui nous mène à l’absence. Or, comment constater l’absence de quelque chose si cette chose n’a pas existé auparavant ? Il y a peut-être quelque chose à trouver dans cette idée du passage : quelque chose était là, mais ne l’est plus.
Idée : une scène ou une composition volontairement amputée (c’est-à-dire qu’il y a un trou dans la feuille) de certains de ses éléments. Par exemple : un collage représentant une scène où le protagoniste principal, qui doit avoir existé et être décédé (Martin Luther King en plein discours, je ne sais pas pourquoi je pense à ça mais ça peut avoir de la gueule), est privé de visage. Pourquoi pas un calque transparent portant un point d’interrogation ?
J’aime assez. Ça me semble séduisant et coller au sujet, mais j’ai besoin d’un peu de recul.

Le passage du temps peut également être observé par l’accumulation : au fil du temps, les choses se font de plus en plus nombreuses, une collection, la population mondiale, les cheveux sur la tête d’un bébé, les rides sur les joues d’un vieillard… Comment traduire cela plastiquement ?
Idée : un dégradé de papier-calque : la partie gauche du format est quasi-transparente mais plus l’on se dirige vers la droite, plus les couches de papier s’accumulent et rendent le format opaque. On pourrait ajouter une courbe de couleur suivant l’évolution du dégradé, et donc pourquoi pas ne pas faire quelque chose de linéaire.

Bon… Ça ira pour l’instant. Je vais laisser décanter un petit peu, le temps de m’atteler à mon dossier de recherches et j’y reviendrai tout à l’heure.