La cime et la brise

Né au pied des montagnes, entre elles et les îles, la première bouffé d’air qu’il inspira fut pourtant marine : portés par le vent, les parfums salés et les remous des vagues. De chaque coté un horizon différent, entre l’air froid des montagnes et la brise du large.

La vie simple et heureuse : un père, une mère, une soeur, un chien… La vie simple et heureuse oui, sans rien pour la perturber puisqu’à l’écart des troubles du monde extérieur. Et pour seule folie passagère, les exploits racontés des guerriers : les batailles, le fer que l’on croise, la victoire que l’on rapporte chez soi…

Et toujours, ce déchirement entre les cimes et la brise ; entre les hauteurs et les profondeurs. Mais quand vient l’heure de partir, vient aussi celle de choisir…
Alors c’est la fortune qui tranche : pile ou face, en espérant que la pièce ne tombe pas sur la tranche, justement.

Pile, c’est la montagne. Face c’est la mer.

Pile.

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